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Transmis par: Tiksam Actif 16 Avr 2007 - 07:00
accessoires
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Après s’être attaqué aux aumônières :
Fabriquer
une aumônière
Je vous propose de suivre la fabrication d’une sacoche cette fois-ci.
Fabrication d’une sacoche :
Comme d’habitude, pour travailler le cuir, allez voir là :
La
Bible du Cuir 1/2
Et sa suite là :
La
Bible du Cuir 2/2
N’oubliez pas : un cutter ça coupe, un marteau ça
fait mal aux doigts, de la teinture ça tache… Méfiance donc.
On commence forcément par un modèle papier ou carton par exemple pour avoir
des idées de taille ou de forme. Et du coup ça prend forme au fur et à mesure.
Je suis parti d’un rectangle, j’ai élargi le coté du rabat (car pour protéger
l’intérieur de la pluie qui tombe, mieux vaut un rabat plus large). Je me suis
dit, il faut telle largeur car le porte-document prend du papier format A4 dans
ce sens, plus de la marge pour le riveter, plus le bois des cotés ; quand on plie
le cuir, il faut ajouter 2-3 mm de longueur du au pli épais du cuir…
Réaliser un modèle papier permet de vérifier si on a pensé à tout dans les mesures…
J’en obtient ça en gros :
patron1
patron2
patron3
Attention, au final, ce n’était pas tout à fait les bonnes tailles pour pièces
en bois, j’ai du les réajuster un peu.
Une fois fait, on retrace sur le cuir, coté croûte pour que les traits de crayons
ne soient pas visibles sur l’objet fini.
Mon choix s’est vu pour un cuir pressé de 2.5-3mm d’épaisseur tanné végétal non
teinté. Cela permet de faire des motifs qui marquent bien dans le cuir, le cuir
pressé a un aspect lisse très agréable et l’épaisseur lui donne une rigidité adéquate
pour la sacoche.

Puis c’est la découpe au cutter avec une lame neuve.
Vient ensuite la découpe des planches de bois :
Pour le fond, j’ai utilisé un contreplaqué très fin (4-5 mm), c’est suffisant,
c’est juste pour donner une rigidité au fond du sac.
Pour les côtés, là j’ai pris plus épais : du 15 mm (de quoi pouvoir visser dedans
sans qu’il ne se fende, comme je n’avais que du 15 mm en chute à la maison,
c’est ce que j’ai utilisé, mais du 10 mm, c’est largement suffisant ).
Pour la découpe, j’ai vérifié sur le cuir pour ajuster au « millimètre » mes
pièces : le fond doit pouvoir rentrer dans le rectangle de cuir ou il sera placé,
donc je le fait 1mm plus petit que le bord intérieur de ma rigole creusé.
Les cotés : ben ils sont ajustés en conséquence sur le bois qui fait le fond.
2 couches de lasure ou xylophène ou ce que vous voulez pour protéger le bois
des intempéries. Et je laisse délibéremment la teinte du bois très claire car
je n’ai pas encore teinté le cuir, je ne sait donc pas quelle ton je dois donner
au bois du coup !

Bon maintenant il me faut plier le cuir.
Comme il est épais, le rouler sur lui-même n’est pas suffisant, surtout que
je veut le plier à angle droit.
J’ai taillé des rigoles en coupant de biais avec le cutter. Ca permettra au
cuir de bien mieux se plier.

Pour plier le cuir, je vais le frapper au marteau. Encore plus
que pour la forge, il ne faut absolument pas que la marteau soit rouillé, sinon
je vais incruster des taches de rouille à mon cuir avant même de l’avoir teint
!
Je ponce donc bien la surface de mon marteau. Pour marteler le cuir, j’ai préféré
un marteau à tête ronde, légèrement bombé pour marquer le moins possible.

Je plie à la main, pour lui donner un peu la forme puis je pose le bord à plier
sur un coin de table et je martèle d’un coté, puis de l’autre. Le cuir plie alors
à angles droits.

Et voilà :

Je casse ensuite les angles : un coup de cutter sur les arrêtes en pointe, histoire
de les arrondir. Et pour arrondir la tranche : un coup d’abat carre coté fleur
ET coté croûte. Je trouve ces étapes (casser les arêtes et arrondir les tranches)
importantes à long terme car cela évite que le cuir ne s’abîme à force d’accrocher
partout au moindre mouvement ou contact avec la végétation, les murs…
Les motifs décoratifs, vous pourrez les trouver ici
:
Les motifs, je les trace sur papier calque avec un crayon de bois très gras
(ici du 6B) et je les repasse sur le cuir.

Pour bien marquer le motif dans le cuir : je le mouille et je passe un coup
de crayon (un stylo bille qui n’a plus d’encre) en appuyant assez fortement.
Le cuir marque très bien ainsi.
J’humidifie le cuir en passant un coup de chiffon ou d’éponge, plusieurs fois
pour qu’il reste imbibé d’eau une dizaine de secondes, le temps que je passe un
coup de stylo. Le cuir doit être humecté, il ne doit pas suinter d’eau, l’eau
ne doit pas perler. Si c’est le cas, attendant qu’elle soit absorbé ou essuyez
le surplus d’eau.

Une fois tous les motifs marqués dans le cuir, je passe un
coup de rainurage sur le coté du cuir, pour faire joli.
Ma reinette perso : un bout de bois scié et limé. Ca fait très bien l’affaire.
Pour rainurer, on n’est pas obligé de d’humidifier le cuir avant.

J’ai ensuite teinté le cuir.
Cela s’est fait en plusieurs étapes:
1ère étape : humidifier le cuir.
C’est important, il faut appliquer la teinture sur un cuir humide.
Il faut s’imaginer que vous faites une peinture à l’aquarelle. Le papier boit
l’eau, donc appliquer directement la peinture sur le papier, la peinture s’absorbe
tout de suite : impossible de faire un ton uni ou harmoniser une couleur sur
la feuille. Il faut donc que l’on ait le temps d’étaler la peinture sur la feuille
avant qu’elle ne soit absorbée par le papier.
Pour cela, on mouille la feuille de papier avant, la feuille, gorgée d’eau n’absorbe
pas la peinture tout de suite, on a donc le temps de l’étaler et d’unifier la
teinte sur une grande surface.
J’ai donc fait pareil pour le cuir :
J’ai passé plusieurs fois une éponge pas trop gorgée d’eau sur le cuir. Passer
plusieurs fois permet d’engorger le cuir en profondeur, comme ça il ne « sèche
» pas en 3-4 secondes et surtout il y a à peu près autant d’eau partout sur
le cuir (pas de taches plus sombre à un endroit qu’un autre).
Pareil : s’il y a plus d’eau à un endroit qu’à un autre, la teinture mettra
plus de temps à cet endroit qu’ailleurs et cela pourrait faire une tache dans
la teinte du cuir.

2ème étape : Teinter et reteinter le cuir
J’utilise des teintures à l’aniline, elles sont en solution alcoolique. Les miennes
ne sont pas vraiment miscibles à l’eau. Du coup je les dilue dans de l’alcool.
Ce sont différentes teintures marron de sellerie (un marron plutôt jaune, un autre
plutôt rouge…).
ATTENTION pour ce genre de teinture : l’aniline est très
toxique et très polluante.
Prenez de bonnes précautions : masques, gants, lunettes, blouses,
espace aéré. Ne surtout pas rejeter dans le lavabo ou dans la rivière du coin,
mieux vaut laisser évaporer et jeter le récipient taché à la décheterie en
les prévenant.
Toute teinture cuir est faite pour colorer la peau en profondeur (cuir = peau),
portez donc des gants si vous ne voulez pas avoir des doigts de toutes les couleurs
pendant des semaines !
J’ai une vieille chute de cuir sur laquelle j’ai fait un essai de mes différentes
teintures, comme ça je sais quelle couleur je peux obtenir avec.

Teinter un cuir ne se fait pas au pinceau, mais plutôt au rouleau,
un chiffon roulé en boule ou avec une éponge, en de multiples couches successives,
avec une teinture très diluée.

Voici mes 3 outils principaux pour teinter le cuir :
- un rouleau en coton,
- une éponge et
- des chiffons roulés en boule.
Je mets de la teinte dans un saladier (ou dans le bac spécial pour le rouleau) que j’ai au préalable
diluée dans de l’alcool. Je fais un test préalable pour voir si elle ne teinte
pas trop d’un coup et si c’est bon, je l’utilise.
Pourquoi un saladier ? Parce que c’est très grand, ainsi quand je pose mon éponge dedans, toute l’éponge s’imprègne.
J’égoutte l’éponge pour que ça ne coule pas (s’il y a des traces de coulures sur le cuir, c’est dur de rattraper ça en teinture). Pareil pour le rouleau ou le
chiffon : je les imprègne sur toute leur surface et je les rinces pour que ça ne coule pas.
Un pinceau ou une brosse peuvent servir pour moucheter de teinture le cuir : on
passe le doigt sur les poils et ça éclabousse le cuir.
Une fois une couche appliquée, j’attends un peu (quelques dizaines de secondes
voir minutes), une fois quasiment absorbée, on obtient un cuir humide, près
à recevoir la couche de teinture suivante, sans avoir à réhumidifier le cuir
puisqu’il l’est déjà.
L’envers du cuir est teinté en premier.
Avec une teinte très dilué car le coté croute absorbe toujours trop vite à mon
gout et ensuite, quand on teinte, il peut toujours y avoir de la teinture qui
coule sur le coté et ne soit pas absorbé par le papier sur la table : du coup
on obtient des taches sur la face contre table.
Mieux vaut donc finir la teinture par la face visible et tacher par mégarde la
face cachée que l’inverse. Et une autre raison pour laquelle cette face interne
est plus clair : pour économiser la teinture ! Tous les fonds de teintures faites
ou utilisées servent à colorer l’envers du cuir (le coté intérieur de la sacoche,
le coté croûte du cuir quoi). Donc inutile de trop la teinter au départ, elle
sera teintée avec les fonds au fur et à mesure.
Gardez quand même toujours à l’esprit de faire attention à ne pas faire couler
la teinture sur votre éponge ou votre rouleau, que le papier au sol soit propre
à chaque fois pour qu’à chaque erreur, il y ait un minimum de risque de tacher
l’envers du cuir (le cuir contre la table).
Voulant obtenir un cuir d’un marron très chaleureux, j’ai donc utilisé 3 couleurs
: le « london » qui donne le jaune chaleureux, le « victoria » qui donne le rouge
et le « cognac » qui est le marron de base.
Appliqué du plus clair au plus foncé : normal, il est toujours plus facile de
foncer que d’éclaircir.
J’ai donc d’abord passé une couche de « london », un marron qui tire sur le jaune.

Ensuite la 2ème couleur, un peu plus foncée, le « victoria » pour donner du rouge
à ma teinte.
Là je commence à donner des coups d’éponges éparses à droite à gauche, pour tacher
un peu le cuir et lui donner un coté moins uni, mais plutôt vieilli, lui donner
du vécu dans sa couleur définitive.

Puis la 3ème couleur : le « cognac », c’est un marron de base, couleur vieux
fût de chêne qui sert à vieillir le cognac ! Ce dernier, je le mélange toujours
avec un peu de « london » ou de « victoria » car seul, la couleur est trop
« brute » pour ce que je veut en faire.
Pareil la couleur est très diluée dans l’alcool et j’applique un tas de couches.
J’ai d’ailleurs laissé le centre, là ou il y a le motif plus clair, juste pour
le rendu final, par plaisir.

Là le cuir est encore clair. J’en profite pour colorer les motifs aux marqueurs
à peinture.
3 ème étape : Laisser sécher
Je laisse donc bien sécher le cuir (une nuit). Le lendemain, je
passe ici un coup de stylo à peinture doré (peinture à l’huile).
Ainsi les creux des motifs ne vont pas se foncer au fur à mesure mais rester plus
clair que la teinture que j’obtiens partout ailleurs.

On ne voit pas bien sur la photo mais voilà ce que cela donne :


Ensuite je continue ma teinture avec plusieurs couche de « cognac » mélangé
et dilué.
Comme les motifs sont en doré, les creux apparaissent plus clair. La teinture
par au-dessus la dorure « marronise » la dorure pour qu’il ne soit plus criard
mais harmonieux avec la teinte marron de l’ensemble. Bref, il devient discret.

Ici on a une couleur plus fonçée qu’au final car le cuir humide est toujours
plus foncé. Il faudra attendre le lendemain qu’il soit bien sec pour connaître
ma couleur définitive et ainsi voir comment peindre les bois dans un ton qui suive
avec l’ensemble.
Une fois le cuir principal teinté, je fais de même avec le cuir plus fin qui
servira pour les pochettes sur le coté.
J’ai choisit un cuir de 1 mm qui garde une certaine tenue (rigidité), mais
je ne suis pas sur qu’il garde cette tenue dans le temps, on verra bien.
Comme mes parois en bois sont foncées au final et histoire de faire joli, je décide
de teinter les pochettes en plus clair.

4ème étape : Traiter le cuir
Une fois les cuirs teintés, ils restent d’un aspect mat. Je vais donc les cirer
(à la cire d’abeille), pour leur donner un aspect satiné, comme du parquet
ciré quoi. De plus cela nourrit le cuir, protège des intempéries qui peuvent
tacher le cuir…
J’ai utilisé pour cela du glacocuir de chez Rougier&Plé. C’est un mélange
de cire d’abeille liquide et de carnauba (28%), dixit la boite.
Toujours pareil, le cuir c’est de la peau, pour que la cire pénètre bien, il faut
dilater les pores de la peau. Et pour cela rien de plus simple : chauffer un peu
le cuir au sèche-cheveux.

Et liquéfier le glacocuir pour l’appliquer chaud et liquide, bref pendant que
je réchauffe légèrement le cuir, je laisse le pot de glacocuir sur le radiateur.
Faites pareil avec la cire d’abeille seule, le cirage, la graisse que vous emploierez.
Ca pénètre mieux.

Bon c’est pas que tout ça, mais là j’attaque les pochettes sur les cotés.
Le but étant d’obtenir ceci :

Après avoir découpé les pièces, assemblage des boucles et sangles puis je
cloue la pochette avec des clous tapissier en cuivre sur le coté en bois.
Le clou tapissier noir n’est pas fait pour l’extérieur : il y a un dépôt de
sel blanc qui apparaît dès sa première sortie humide. Ca ne fait pas terrible.
Le clou noir, c’est sympa. Le clou acier, doré, c’est banal. Pour un coté
chic, j’y ai mis des clous en cuivre. En plus ça ajoute au coté chaleureux
des couleurs.
Pour les languettes de cuir qui vont avec les boucles, je taille toujours des
« grandes » longueurs, je les fixe d’abord et je les taille ensuite à bonnes dimensions.
Je procède dans cet ordre pour ne jamais avoir de mauvaises surprises quand j’assemble.

Pour les sangles maintenant, comme j’avais déjà des restes de cuirs marron
qui suivent avec la sacoche, j’ai découpé des longueurs dans ce cuir là. C’est
encore du cuir épais de 2.5-3 mm.
Les boucles proviennent de vieux sacs à main achetés à la ressourcerie du coin
ou en brocante. Et oui, pour 1-2 euros le sac, ça fait des boucles pas chères.
Je m’achète donc parfois, en tant que garçon, des sacs à mains !

Pareil pour les sangles : un coup de cutter pour casser les arêtes, un coup d’abat-carre
pour arrondir la tranche et un coup de reinette pour faire joli.

La sangle fait 1-2 mm en largeur de moins que la boucle. Avec la forme biscornue
de la boucle, l’épaisseur du cuir, on a parfois de mauvaises surprises.
Comme le cuir est épais, pour le replier sur lui-même pour enfermer la boucle
dedans, je le creuse au cutter, à la râpe à bois… sur une longueur adéquate.

Ensuite un coup de pince à œillet pour perforer à l’emplacement du rivet.

Pour l’encoche ovale où passe l’ardillon de la boucle, je replie le cuir, comme
précédemment.

Puis, je garde le cuir plié et je passe un coup de cutter.

Reste plus qu’à passer la boucle puis à mettre le rivet tubulaire.

Et voilà !

J’ai placé ensuite mes 2 sangles sur le cuir, symétriquement de chaque coté du
motif floral central. Un coup d’emporte pièce pour faire les trous, 2 rivets tubulaires
et le tour est joué.

Je peux alors placer à même intervalle mes boucles.

Maintenant je peux m’attaquer aux 2 maintiens avants des sangles et obtenir ceci
:

Fendre le cuir d’un coup de cutter n’est pas suffisant, le cuir utilisé pour
les sangles étant épais lui aussi, mieux vaut faire des fentes de 2-3 mm de
largeur dans le cuir pour passer le cuir.
Pour faire des fentes dans le cuir, un coup d’emporte pièce à une distance égale
à la largeur du passant.

Puis un coup de cutter et hop, on a nos fentes !

Maintenant encore un coup d’emporte-pièce pour l’emplacement des rivets.

Un petit bout de sangle riveté et coupé à la bonne longueur et voilà le travail.

Au bout des 2 sangles, j’ai envie d’y mettre une pièce de métal qui fasse décoratif.
Un petit tour dans un magasin de bricolage au rayon serrurerie. Cette déco de
serrure passe dans mes boucles et fait la largeur de la sangle, c’est impeccable.

Pour ne pas abîmer la peinture (car c’est peint ces trucs là), je mets des mords
en plombs sur mon étau avant de scier ces décos.

Et voilà, un coup de lime pour adoucir ma coupe, j’arrondi un peu et voilà.

Il suffira pour finir de donner un coup de peinture moi aussi sur les bords coupés
(noir+doré/bronze pour obtenir le même rendu qu’eux), une perfo supplémentaire
pour pouvoir les riveter sur les sangles et c’est terminé.

Bon ici vous les voyez assemblées, mais c’est ce que je fais en dernier dans la
sacoche. En effet mes sangles sont trop longues, il faut d’abord les couper à
la bonne longueur, or pour cela j’attendrais d’avoir fini d’assemblé la
sacoche pour savoir exactement à quelle longueur je les coupe.
Bref, cette étape se fait en fin de construction, mais je la laisse ici pour
la compréhension.
Maintenant on passe à l’habillage intérieur de la sacoche.
A la ressourcerie, en plus de sacs à main, j’y ai trouvé un reste de sacoche de
chasse avec des cartouchières. Ca m’a donné un très bon bout de cuir avec passant
tout préparé pour faire des portes-fioles !

Je l’ai riveté à l’intérieur de la sacoche en bas, histoire que les tubes à essais
aient leurs culs posés sur le plancher de la sacoche et ne tiennent pas dans les
airs, juste retenus par la cartouchière élastique.

J’ai utilisé des cuirs de récupération (du cuir de salon, sofa trouvé aux
encombrants). Comme ce cuir est souple, si vous voulez le rendre un peu rigide,
comme pour faire une paroi de soufflet de cartable, il suffit de coller le
cuir sur un morceau de carton.
Comme je n’ai que de la colle néoprène et qu’elle est multifonction, hop !

Comme je vais riveter sur les cotés, histoire que le porte-document ne se déchire
pas au niveau des rivets, j’ai cousu des ourlets. Ainsi le rivet sera passé sur
2 épaisseurs de cuirs au lieu d’une.

On obtient ainsi une poche porte-document et un fond de sacoche en cuir cartonné.

Hop, je rivette le porte-document en face du porte fioles.

Allez, on passe à la boiserie maintenant. Les cotés sont vissés (c’est beaucoup
plus solide que clouté) et collé au plancher. Les vis ne sont pas mises au hasard
: au 1/3 du bord, car au bord, il y aura les clous qui fixent le cuir au bois.
De plus leurs têtes sont enfoncées pour ne pas dépasser.
Les surplus de colle sont retiré avec un chiffon humide (la colle à bois, vinyllique,
se nettoie à l’eau, d’où le chiffon humide). Mieux vaut nettoyer car la colle
à bois, ça tache, si vous teintez le bois après, il reste plus clair car la peinture
n’a pas été bue par le bois.

Au final, on obtient ceci :

Je le place sur le cuir pour le clouer maintenant. Je commence par le plancher.
Et pour la déco, j’utilise des clous de tapisserie encore, mais avec une grosse
tête (à motif floral), ces clous seront l’assise au sol de la sacoche, ainsi
ce n’est pas le cuir qui va s’user à force d’être poser sur une table ou au
sol, mais les clous dont la tête dépassent de 3-4 mm.
Pour les 4 clous aux extrémités, facile, ils s’enfoncent dans les cotés en bois
épais.

Par contre, pour les 2 au centre, comme le plancher ne fait que 4-5 mm d’épaisseur,
la pointe dépasse à l’intérieur. Pas grave, je prend une pince pour plier le clou
puis un coup de marteau pour bien l’aplatir au fond de la sacoche. Vous comprenez
donc pourquoi j’ai préparé un fond en cuir cartonné, histoire qu’on ne voit pas
ni ne sente la pointe du clou sur le plancher.

Maintenant j’attaque les autres faces de la sacoche. D’abord 3 clous (toujours
mes clous de tapissier en cuivre): 2 aux extrémités, un au centre, comme ça cela
tiendra un peu. Ensuite encore 2 autres à mi-distance encore. Travailler par un
centre à la fois évite de devoir prendre des mesures pour placer les clous à équidistances
(ben ouais, le milieu puis le milieu du milieu, ça reste simple à faire comme
calcul, et même pas besoin de règle, ça se fait à l’œil nu).

Puis au tour des cotés, plus dur car le cuir ne veut pas bien se plier à vos ordres,
vous verrez.

J’y met le fond en cuir cartonné.

Et pour finir, je mets encore un clou en forme de fleur : ça solidifie le bord
du cuir et ça fait joli.

Maintenant que la sacoche est assemblée, je vois que les sangles sont un peu longues,
va falloir les couper à bonne longueur, il faudra voir avec les décos aux extrémités
(cf au-dessus pour voir les décos).

Maintenant au tour de la sangle d’épaule. Elle doit être mobile, il faut donc
des rondelles, pour que la sangle puisse pivoter.
Et comme le rabat est plus large, j’y ajoute aussi une pièce de cuir pour faire
de l’épaisseur. Là il me faut un rivet de grande longueur du coup et solide car
il ne faut pas que le poid de la sacoche arrache le rivet. J’opte donc pour un
clou. Ici un clou en laiton de gros diamètre. C’est assez décoratif.

Pour le pivot, il est de coutûme de mettre 2 rondelles, l’une sur l’autre.
Elle tourneront l’une sur l’autre, pour un minimum de frottement.
Bref je passe le clou dans la paroi en bois préalablement percée.

De l’autre coté, un coup de marqueur pour indiquer ou je coupe le clou pour le
transformer en rivet à marteler. En gros 4 mm. J’y met aussi une rondelle car
si j’écrase le clou sur le bois, le bois va s’écraser aussi et le rivet ne tiendra
pas bien (et surtout il ne tournera pas sur lui-même).

Comme j’ai une petite pince monseigneur (ou pince coupe-boulon), je coupe mes
2 clous avec, ça va plus vite que de couper à la scie.

Puis comme décrit dans la forge à froid :
Les
Bases de la Forge à Froid
Je martèle de manière à obtenir une tête de champignon autour de la rondelle et
voilà, j’ai un beau rivet et une sangle qui peut pivoter autour.

Voici le résultat final :




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